dimanche 6 septembre 2009

A propos du chapitre 1 : inspiration


made from http://www.twilightersanonymous.com/files/files/edward_1280x1024.jpg
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English first, then French.
D'abord en anglais puis en français.

In this chapter 1, Bella wakes from a really strange dream which is in fact what has been told from the end of Eclipse chapter 25 untill the end of Breaking Dawn. She fainted when the Volturi left, killing Bree, the new-born vampire.
Her dream puzzles her. Edward considers it as a crypted message and is very interested in it even if Bella doesn't want to tell him now the whole story. She realises it contains alot of what's going to happen, as a premonitory dream, because her father's words are exactly the same, but some events are also unreal. Like her having a baby with Edward for instance, because he reminds her his body's dead, and that's an impossibility.
She's unwell about what she dreamt and wonders what she should do. She's also really anxious about Jacob she loves truely, because he's been injured and she wants to see him.




L'histoire débute au moment où Bella a été sauvée de la traque de Victoria et de son armée de nouveaux-nés grâce aux Cullen et aux loups-garous, à la fin d'Hésitation. Plus précisément, après le chapitre 25. Je considère la suite, les chapitres 26, 27, l'Epilogue et Révélation comme faisant partie du rêve de Bella.
Mon but est de montrer que le choix que Bella doit faire, veut faire, n'est pas si simple, en fait. Au point qu'il ne peut, peut-être, pas y avoir de choix possible. Le temps qu'elle a passé avec Jacob après avoir éprouvé la douleur immense et destructrice d'avoir perdu Edward l'a changée, comme toutes les expériences de la vie peuvent le faire. Elle a commencé à apprécier son humanité. Elle a découvert ses sentiments pour Jacob et a envisagé, un instant, qu'elle aurait pu vivre une autre vie, heureuse, avec lui.
Il ne me semble pas possible d'arrêter leur relation à ce stade, je pense au contraire devoir la développer.

D'un autre côté, j'estime que le personnage de Bella doit logiquement arriver, après tout ce qu'elle a enduré, à un stade d'épuisement nerveux tout naturel. Je veux exploiter cela. Bella est très éprouvée, elle est donc extrêmement fragile, mais elle pourra aussi faire preuve de beaucoup de force, comme on peut le faire lorsque l'on est désespéré, justement. Elle craint la folie. Ce qu'elle a vécu l'amène à réagir de manière extraordinaire. Ses expériences lui ont déjà appris des choses, et elle est en train de s'en rendre compte.
Concernant son caractère, je souhaite rester dans la logique du personnage, qui n'est pas celle du "grand mariage en blanc" comme les premiers livres l'ont laissé entendre. La personnalité de Bella doit s'affirmer dans sa complexité et sa singularité, explorer ses profondeurs et faire face à son côté sombre. Son rêve est peut-être une manifestation de sa dépression, ou de sa sensibilité si particulière, voire surnaturelle. Ce qu'elle a vu l'inquiète, d'autant plus que ce rêve a bien quelque chose de prémonitoire. Elle a cependant décidé de changer de route, car elle sait -et Edward le lui confirme- que ce qu'elle a vu en rêve n'est pas réaliste.


En effet, je parlais de "règles" à respecter en introduction : il me semble nécessaire de recadrer les personnages et l'évolution de l'histoire.
Traditionnellement, dans la littérature et dans les mythes, le vampire est un être qui n'a rien d'humain, il est un monstre, un corps mort animé d'une vie surnaturelle qui boit la vie des humains pour survivre. Il est un parasite, un prédateur, qui a la particularité d'être irrésistiblement attirant pour ses victimes. Il tue en se nourrissant et sa morsure ne contient pas de venin provoquant une intense douleur. Soit l'être humain miraculeusement épargné après avoir été mordu devient vampire à son tour, soit il doit, au seuil de la mort, boire le sang du vampire pour en devenir un lui-même, comme c'est le cas dans l'excellente saga d'Anne Rice. Bien entendu, il ne supporte pas le contact de la lumière du soleil, etc... Mais on peut presque glisser sur ces détails. Par contre, l'élément le plus important et le plus intéressant, le plus excitant si l'on peut dire, est sans doute le fait que la morsure du vampire procure du plaisir. Pour le vampire lui-même mais, surtout, pour sa victime. Ce plaisir est assimilable au plaisir sexuel, plus intense même, au point que la victime souhaite ardemment le baiser du vampire, au mépris de sa propre mort. La morsure remplace le sexe chez les vampires. Ainsi, on exploite souvent le fait que le vampire n'arrive pas à s'arrêter lorsqu'il commence à boire le sang d'un humain et, finalement, le tue. Son "amour" est fatal. Seul le vampire expérimenté, qui sait se contrôler, est à même de créer un nouveau vampire. On appréciera la métaphore. Il est dommage que S. M. n'ait pas exploité ce dernier point.
De la même manière, le loup-garou est par définition totalement incontrôlable sous sa forme monstrueuse, donc extrêmement dangereux. Il ne peut reconnaître personne et tue inconsciemment. Sa morsure, elle, transmet la malédiction de la métamorphose à chaque pleine lune à celui qui en réchappe. Mais, concernant le personnage de Jacob, on apprend finalement qu'il n'est pas un vrai loup-garou : à la fin de Révélation (Breaking Dawn) les Quileutes sont appelés des "modificateurs" parce qu'ils peuvent se transformer en loup monstrueux à volonté et il est précisé qu'ils auraient pu choisir n'importe quel autre animal. Ils ne sont donc pas des "Enfants de la Lune" traditionnels. L'idée est intéressante... je l'utiliserai sans doute.
Quoiqu'il en soit, le vampire et le loup-garou sont les représentations d'une nature viciée, maudite, en limite de l'humain. Ils incarnent des préoccupations métaphysiques, des peurs et des fantasmes exprimés à travers les principes et les limites qui régissent leurs natures particulières. Tout l'intérêt de la littérature qui exploite ces mythes est le jeu qu'elle instaure entre ces lois et la façon dont l'humain réagit par rapport à elles.
Stephenie Meyer a complètement ignoré ces règles, rendant les personnages plus abordables, mais plus faibles aussi, et le sens des choses se perd avec la perte des repères et des frontières. On perd en intensité de plaisir aussi, à franchir des limites qui n'en sont pas, puisqu'on ne risque, en définitive, pas grand chose. C'est la passion qui disparaît, elle qui naît seulement de l'interdit, de l'impossible, de l'inaccessible.
J'ai donc ressenti la nécessité de rappeler qu'Edward est immortel, irrésistiblement attirant certes, mais que son humanité est morte, elle, et donc que son corps ne peut pas agir comme celui d'un être humain : il ne peut pas avoir d'enfant. Les "enfants" des vampires sont les nouveaux vampires qu'ils créent. Bella doit considérer cela aussi. Accéder à l'état vampirique, c'est aussi renoncer à certaines choses.
De la même manière l'absolu contrôle que Jacob semble capable d'exercer sur lui-même fait perdre un peu en saveur. J'essaierai de recadrer cela aussi.

A partir de là, je vais chercher à apporter une issue différente aux personnages et à l'histoire, d'ouvrir une autre dimension, en ne gâchant pas le plaisir de cette situation extraordinaire : une humaine partagée entre l'amour d'un vampire et celui d'un loup-garou. Il faut sans doute parvenir progressivement, le temps passant (elle devient adulte), à libérer Bella en lui permettant d'accepter et d'exprimer ses désirs. Etre en paix avec elle-même, ce qui ne peut s'obtenir qu'en faisant ses propres expériences, ses propres choix, ses erreurs... et cela n'a rien de facile. Et puis il y a aussi le hasard ! Ce qu'on ne choisit pas et qui arrive pourtant. Tout comme c'est le cas dans la vie de tous les jours.
Je vais essayer de rendre les personnages plus proches de la réalité. Cette réalité, souvent très dure, où l'ambiguïté est permanente, où l'on prend des décisions qui n'ont pas les conséquences attendues, où l'on se trompe et où l'on refuse tout simplement d'être rationnel, parfois, pour suivre son coeur, ou bien, au contraire, l'on se piétine le coeur pour suivre ce que le devoir nous dicte. Rien n'y est tout blanc ou tout noir. On navigue à vue. Parfois, des tragédies surviennent ou des miracles se produisent...

L'image que j'ai mise en introduction représente la dualité du personnage de Bella. Pour les trois premiers livres de la saga, on parlait de "triangle amoureux". En fait, je considère que Bella pourrait avoir deux vies parallèles, qu'elle est foncièrement double : elle désire être à la fois la Bella sombre, vampire monstrueuse, mais éternelle et fascinante, avec Edward, et à la fois la Bella lumineuse, humaine épanouie, mais limitée et mortelle, avec Jacob.
C'est cette contradiction que je veux exploiter. Jusqu'au bout.



jeudi 3 septembre 2009

VOL I "Full Sun"/ Attraction _ chpt 1



White Nights/ Rédemption, Livre 1 (Le destin) "Full Sun"/ Attraction



Chapitre 1 : Un Rêve/ A Dream





« Bon sang, alors là, c’est franchement n’importe quoi ! »
Ces mots sortirent de ma bouche alors que j’étais encore en train de quitter le sommeil. Je venais de me réveiller en sursaut et de me redresser sur mon lit, en proie à une grande agitation.
« Mais qu’est-ce que je peux être bête, bête, bête ! Ou alors je commence réellement à devenir folle… »
J’étais submergée par un puissant malaise.
Des bras frais se posèrent sur moi et m’enlacèrent doucement.
« Que t’arrive-t-il ?, demanda Edward d’une voix visiblement inquiète.
_ Je viens de faire une rêve… bizarre… plus bizarre que jamais. Tellement clair, détaillé… J’ai l’impression d’avoir dormi mille ans, en plus !
_ Eh bien, Belle au Bois dormant, répliqua-t-il légèrement moqueur, pas loin… en fait tu as dormi une quinzaine d’heures. Charlie pense qu’Alice t’a réellement épuisée en t’amenant faire les boutiques. Il n’a plus eu la patience d’attendre que tu te réveilles. Il est quand même venu voir si tout allait bien, puis il est sorti.
_ Quoi ?
_ Tu t’es évanouie dans les bois, au départ des Volturi, après qu’ils aient… »
Je réentendis très nettement le bruit qui m’avait sans doute valu de tourner de l’œil, celui du corps broyé de Bree, le vampire nouveau-né que Carlisle avait proposé d’épargner.
Je me laissai retomber sur mon oreiller en soufflant. Eh bien ! Que d’émotions ! Pendant un instant, j’avais un peu perdu la notion du temps et de l’endroit dans lequel je me trouvais. J’étais soulagée d’être là, dans ma chambre, ce matin.


« Mon Dieu, Jacob ! Est-ce qu’il… ?
_ Jacob va bien, il se repose. Ne t’inquiète pas. Il est solide… Plus que je ne l’espérais, d’ailleurs…
_ Oh, Edward, ne dis pas ça !
_ Ne t’en fais pas. Carlisle s’est bien occupé de lui. Et il n’a jamais vu d’os se ressouder aussi vite ! Il sera sur pieds, frais comme un gardon d’ici demain.
_ Bon, si tu le dis. Je vais… tout de même aller le voir. Tout à l’heure… »
Je me rappelais la peur affreuse que j’avais eue en apprenant que Jacob avait été blessé. Je l’avais même cru mort, d’abord. L’horreur de cette nouvelle, l’abomination qu’aurait été ma vie, la vie, sans Jacob m’avait submergée avec une telle force… que je m’étais évanouie. Je n’arrêtais pas de m’évanouir en ce moment… je devais effectivement être bien fatiguée. A bout. Qui pourrait calmement supporter de pareilles choses, après tout ? Voir sa vie soudain emplie de monstres dangereux, des vampires, des loups-garous… et puis être traquée, une fois, deux fois… Etre abandonnée également. Son cœur brisé, sa vie réduite en poussière alors qu’on aimait tellement, de tout son corps et de toute son âme… Et découvrir que l’amour est toujours là cependant. Qu’il se développe et s’étend sans qu’on s’en aperçoive, sans qu’on puisse rien y faire, comme une plante vivace et envahissante. Qu’il peut prendre différents visages. Oh, l’amour… quelle torture !
Oui, en effet, j’étais exténuée.

Des images défilèrent dans mon esprit. Celles de mon rêve étrange de réalisme. J’avais été loup, dans la tête de Jacob, j’avais également épousé Edward, nous étions partis sur une île. J’avais eu un enfant de lui, une étrange petite fille, mi-humaine, mi-vampire. Pour la nourrir pendant ma grossesse extraordinaire qui n’avait duré que quelques jours, j’avais dû boire… ce que certainement jamais je ne pourrais boire de ma vie d’humaine. J’avais accouché dans un bain de sang, avant de devenir vampire moi-même. Des sensations me revinrent en mémoire. J’avais chassé, j’avais connu l’amour dans la peau d’un vampire… Comment avais-je pu imaginer tout cela avec tant de force ? Jacob s’était ensuite imprégné de…
« Oh ! », fis-je en secouant la tête pour chasser toutes ces pensées envahissantes, incohérentes et abominables. En même temps, dans un geste automatique, je caressai mon ventre avec inquiétude.
« Pourrais-tu m’expliquer ce qu’il se passe ?, demanda Edward réellement intrigué.
_ Pour une fois, Edward, j’aimerais que tu puisses lire dans mes pensées, ce serait beaucoup plus pratique, lui répondis-je. Je suis assez persuadée qu’elles arriveraient à te faire peur, d’ailleurs. Il va me falloir du temps pour arriver à me remettre d’une nuit pareille… Je n’en reviens pas !
_ Et si tu étais plus précise, s’agaça-t-il, peut-être arriverais-je à comprendre quelque chose à ce que tu racontes.
_ Quand j’aurai recouvré mes esprits, lui dis-je en me serrant contre lui. Je ne me sens pas très bien, tout est vraiment confus et j’ai une sorte de nausée… Et puis cela va prendre un sacré moment à raconter, tu pourras t’accrocher. Jamais je n’ai fait un rêve pareil !
_ C’est normal que tu sois perturbée, souffla-t-il tendrement en lissant mes cheveux de ses doigts délicats, avec tout ce que tu viens de vivre. Quand tu le voudras, je t’écouterai me raconter ton rêve du début à la fin. J’aime beaucoup écouter les belles histoires…
_ Celle-là n’est pas toujours belle, gémis-je, il y a des moments très… gore. Comment ai-je pu inventer toutes ces…choses… Il y avait les Volturi, bien sûr, mais aussi de nombreux vampires dont je me rappelle parfaitement les noms : Amun, Kebi, Alistair, Garrett… Quelle imagination ! Je ne m’en serais jamais crue capable !
_ Tu sais, me dit Edward sur un ton soudain plus sérieux, les rêves ont parfois un sens. Ils peuvent être une façon que trouve ton esprit pour te dire des choses qu’il ne peut pas te faire comprendre autrement. Vu comme tu as l’air préoccupée, je pense que tu dois prendre ce rêve-ci particulièrement au sérieux et réfléchir au message caché qu’il peut contenir. S’il y en a un, bien sûr, finit-il dans un rire.
_ Toi tu ne rêves jamais, comment peux-tu dire ça ?
_ J’ai été humain, je te rappelle, et je me souviens bien de cette impression étrange qu’un rêve laisse parfois, de ce qu’il avoue comme crainte, ou comme désir… »
Je me demandai soudain si j’allais pouvoir lui raconter réellement tous les détails, ou s’il ne valait mieux pas en omettre certains afin qu’il ne me prenne pas pour une vraie malade.

Je fermai les yeux. A nouveau je fus submergée par les images, les émotions.
« Renesmée, dis-je sans m’en rendre vraiment compte.
_ Qu’est-ce que tu dis ?, s’enquit Edward.
_ Dans mon rêve, il y avait une petite fille, répondis-je toute confuse, elle s’appelait Renesmée. C’était… notre fille. »
J’attendis la réaction d’Edward. Au moment où je venais de lui expliquer le sens de ce prénom, je m’étais rendu compte de l’absurdité de mes paroles. Je le regardai, ses sourcils étaient froncés, sa bouche formait une moue dubitative. Au bout d’un moment, il répondit avec douceur :
« Tu as rêvé que nous avions un enfant ? »
Oui, me répondis-je à moi-même, honteuse. Un petit hybride, (conçu après notre mariage mais alors que j’étais encore humaine et que nos ébats me couvraient d’ecchymoses) dont j’accouchais au péril de ma vie après l’avoir portée dans une douleur constante et nourrie de sang humain, doté de super pouvoirs que tout le monde surnommait Nessie –comme le monstre du Loch Ness !- et qui se trouvait être l’objet de l’imprégnation de Jacob pour finir. J’étais complètement tordue. Je ne pourrais jamais lui avouer tout cela. Alors je répétai timidement :
« Renesmée… Qu’en penses-tu ? »
Contre toute attente, son regard s’assombrit, puis devint dur. Il me saisit par les épaules. Il avait l’air de souffrir.
« Bella, dit-il avec tendresse pourtant, tu te doutes… tu sais que… nous ne pourrons jamais -il insista sur le mot- avoir d’enfant. Ni maintenant, ni plus tard. Mon corps est… mort. Nous pourrons vivre éternellement ensemble, nous pourrons goûter à un plaisir physique certainement très différent et beaucoup plus intense que celui que connaissent les humains... Mais rien ne naîtra de notre amour, fût-il le plus beau et le plus fort de tous,… jamais. »
Je l’avais blessé, sans doute. J’étais mortifiée.
« Je te raconte juste mon rêve, bredouillai-je.
_ Tu as raison, reprit-il bizarrement plus détendu, et il va vraiment falloir que tu me le racontes dans ses moindres détails, celui-là. Je suis persuadé que c’est important. »
Je ne savais plus que faire. Je ne voulais pas lui donner d’autres occasions de souffrir, peut-être. En même temps, je me rendais compte que repenser à toute cette histoire délirante et pourtant si précise faisait naître en moi une foule de questions que j’avais envie de lui poser, et dont je pressentais même déjà les réponses. Sans doute avait-il raison : j’étais en train de comprendre certaines choses, je les ressentais avec davantage d’acuité… Avant que j’aie pu ouvrir la bouche, il reprit :
« Renesmée… As-tu remarqué que c’est une fusion du prénom de ta mère mortelle et de ma mère vampire ? Je me demande… Ce n’est, sans aucun doute, pas un rêve prémonitoire, mais il y a, de toute évidence, des vérités à déchiffrer derrière le tissu de cette histoire qui t’apparaît comme tellement absurde. »
Il se tut un instant, puis reprit, songeur :
« As-tu déjà lu Freud ?
_ Euh, non, je ne crois pas avoir lu quoi que ce soit de lui, même si j’ai entendu parler de ses théories…
_ L’Interprétation des Rêves paraît convenir tout à fait à cette situation… je vais le relire dès aujourd'hui pour me remémorer ce qu’il y explique.
_ Mmmmmh, boudai-je, je vois ça d’ici… encore une obsession concernant… le sexe.
_ Tu as quelque chose contre ça ?, s’esclaffa-t-il. Tu ne peux pas rejeter cette part de toi-même, de ton humanité ! Elle est si… intéressante en plus, ajouta-t-il avec une sorte de gourmandise qui me rendit écarlate sur le champ.
_ Elle ne t’intéresse pas, apparemment, répliquai-je, piquée, tu me l’as assez expliqué. »
Il ne répondit rien. Je repensai au mariage, à cette promesse qu’il m’avait faite et que je lui avais faite. De nouvelles questions me venaient, me brûlant le cœur et la gorge, un étrange sentiment d’avoir été manipulée commençait à poindre au fond de moi, mais je ne savais pas d’où il provenait exactement. Je sentais bien qu’il faudrait que je les pose, ces questions, tout de suite peut-être.
Je pensai à Jacob aussi. Comment allait-il réellement ? Je devais aller le voir, constater les dégâts par moi-même, lui parler… le blesser à nouveau sans doute…
Mais Edward m’attira à lui, posa ses lèvres sur les miennes et, comme toujours, j’oubliai tout.


La matinée touchait à sa fin et Charlie allait sans doute rentrer affamé. Moi-même, je commençais à avoir l’estomac dans les talons et je profitai de l’absence d’Edward, parti en quête des écrits du célèbre psychanalyste, pour préparer un bon repas.
Lorsque Charlie passa la porte, le fumet qui provenait de la cuisine dut instantanément apaiser sa colère puisque ce fut avec une certaine tendresse -et non le rugissement auquel je me serais plutôt attendue- qu’il m’annonça :
« Tu sais ce qui est arrivé à Jake ?... Je ne veux plus jamais que tu montes sur une de ces satanées motos, Bella. »
Je tressaillis. Ces paroles me rappelaient quelque chose. Au fond de ma mémoire, des souvenirs embrumés s’agitèrent… Où est-ce que… ? J’avais une bizarre impression de « déjà vécu ».
Lorsque Charlie -qui n’avait rien perçu de mon trouble- poursuivit son récit de la partie de pêche qu’il avait faite avec Billy la veille, de l’attitude étrange et angoissée de son ami indien, des loups hurlants qu’il avait entendus jusqu’à-ce que les amis de Jacob le ramènent, blessé, à la Push, je tirai quand même une chaise et m’assis, comme prise d’un vrai malaise.
« Tu te sens bien Bella ?, s’inquiéta Charlie, tu t’inquiètes pour Jake ou Alice t’a réellement épuisée en te traînant de boutique en boutique comme me l’a expliqué Edward hier soir ?
_ Oui… non…, répondis-je toujours confuse, je m’inquiète pour Jacob. Comment va-t-il ? »
Ne savais-je pas que Charlie allait me dire que Jacob s’en tirerait sans problème puisqu’il avait immédiatement recouvré toute sa blâmable capacité à jurer comme un charretier et que Carlisle s’était merveilleusement bien occupé de lui ?
Et ce fut la réponse qu’il me fit, effectivement.
Non, ce n’était pas possible ! Allais-je devoir revivre chaque chose que mon rêve m’avait montrée et dont je me souvenais plus clairement que d’aucun des rêves que j’avais pu faire jusqu’à ce jour, ou bien avais-je la possibilité de réagir ? Fallait-il que je réagisse ?
« Je suis retourné à La Push ce matin, ajouta Charlie, il est vraiment beaucoup mieux. Ce garçon a une santé incroyable ! »
L’image de Jacob, dans mon souvenir, et mêlée à celle que je m’étais remémorée en rêve, s’imposa alors avec force à mon esprit. Un Jacob gravement blessé, qui aurait pu perdre la vie quelques heures plus tôt… Aurais-je jamais été capable de survivre à cela ? Par ma faute, il avait risqué la mort. Avais-je le droit de le briser, définitivement, comme je m’apprêtais à le faire, comme je l’avais résolu, alors qu’il m’aimait au point de se sacrifier pour moi, pour que je reste en vie ? En renonçant à être humaine, je le perdais définitivement. Pourtant, c’était mon choix. Je voulais être avec Edward, pour toujours. Je m’étais engagée…
Le conflit qui faisait rage en moi redoubla d’ardeur en cet instant, me coupant sur le champ l’appétit. C’était plus que je ne pouvais en supporter. Il fallait que j’agisse. Immédiatement. Ou j’allais devenir folle.
Je me levai soudain, en déclarant :
« Le repas est prêt, papa, mange. Moi, il faut que j’aille chez Billy.
_ Tu devrais prendre le temps de manger un peu, Bella, me répondit Charlie en me retenant par la manche, Jacob ne se sauvera pas… Il ne s’est jamais sauvé, lui… Et puis j’aimerais que tu m’accordes un petit moment… »
Oh, non, pas encore ! Allait-il me dire qu’il avait peur de me perdre et me demander de ne pas disparaître sans lui avoir dit au revoir ?
« Papa, dis-je en me penchant vers lui, tu ne vas pas me perdre, je ne partirai jamais sans avoir pris le temps de t’embrasser, je suis une grande fille maintenant et je t’aime. »
Sur ce, je collai un baiser sur son front et, alors qu’il restait bouche bée, lui adressai un clin d’œil et un signe de la main, avant de tourner les talons en direction de la Push.

mercredi 2 septembre 2009

A propos du prologue : inspiration


from http://www.aceshowbiz.com/images/still/twilight_saga_s_new_moon05.jpg

Comme source d'inspiration, voici un visage connu... comme étant celui de Jacob.
Prenez votre temps. Respirez. (Vous pouvez ensuite cliquer sur l'image pour agrandir les gouttelettes...)
Ne mérite-t-il pas plus de considération que ce que lui en a accordé l'histoire originale ?...
Pour moi, Jacob est un personnage très touchant. Stephenie Meyer lui a donné de plus en plus d'ampleur à travers ses livres, pour finalement résoudre le problème qu'il pose d'une étrange manière. D'abord, quelle femme pourrait envisager qu'un de ses anciens amours devienne l'amant de... sa fille ??? Ensuite, alors que toute la partie du livre qui nous donne à lire l'histoire du point de vue de Jacob-loup nous rapproche de lui et nous montre sa force de caractère, à la fin de Révélation, il n'est plus qu'un toutou de salon glouton, affadi et insupportable. C'est une triste fin pour ce personnage attachant...

Le choix de l'acteur a été judicieux. Peut-être même trop. Cela pose un problème. Les fans ont l'air de le préférer franchement au personnage d'Edward.
J'ai vu cet acteur ainsi que l'actrice qui joue Bella sur une vidéo de You Tube. Ils sont charmants. J'imagine qu'ils apprécieraient ma version...
Quelqu'un a commenté la vidéo ainsi : "Oh, bon Dieu, ne me dites pas que je trouve un gamin de 16 ans sexy !" Ce qui m'a bien fait rire.
Ouais...

La photo, plus ancienne, qui a été faite pour représenter Jacob alors qu'il est encore un jeune adolescent avec les cheveux longs est également très intéressante : il est présenté comme une personnalité sombre, contrairement à ce que Bella dit à son sujet. Mais c'est parce qu'il a un secret encore ignoré. On peut percevoir l'évolution du personnage dans la photo d'affiche faite pour Hésitation : Jacob a grandi, beaucoup changé physiquement car il a transmuté. Beaucoup de sensualité se dégage de cette photographie travaillée, sensualité que je vais essayer de préserver et même de développer davantage dans mon histoire. Appréciez ces images et gardez-les en mémoire en lisant ce que j'écris.

from http://twilight-cullen-7.skyrock.com/2395136105-Jacob-Black-Taylor-Lautner.html

As an inspiring influence, here's a face you know... as Jacob.
Take your time. Keep breathing. (You can even clic on the pict to enlarge the dripping drops then...)
Doesn't he deserve more consideration than the original story paid him ?...
For me Jacob's a really moving character. S.M. made him getting stronger through her books, and finally ends it all in a weird way. Could you really stand your ex-lover would become your... daughter's lover ???
One can deplore that in spite of the part of the book that gives us an insight of the story through Jacob's mind, bringing us closer to him, at the end of Breaking Dawn, he's no more than a greedy, unnatural carpet dog we can't stand anymore. It is a sad ending for a such an appealing character.

The casting has been good... maybe too much. The problem is that fans start to like his character better than Edward's.
I saw this actor and the actress playing Bella's character on a You Tube video. They are both really cute. I guess they would love my version...
Someone commented the video as following : "Oh, God, don't tell me I think a sixteen's hot !", which made me laugh a great deal.
Yeah...

The erlier pict which had been made to embody Jacob's character as a young teen with long hair is also very interesting : it shows him as a dark personality, which is the opposite of what Bella says about him. But that's because he has a still unknown secret. You can see a real evolution in the last picture made for New Moon : Jacob has grown up, his physical appearance changed alot because he transformed into a warewolf. You can see much sensuality in this picture, which I intend to preserve and develop even more in my story.
Enjoy, and keep those images in mind while reading my writing.

from http://images2.fanpop.com/images/photos/7200000/Jacob-Black-jacob-black-7287736-1920-1200.jpg

Petit message

J'ai remarqué que, malheureusement, Deezer perdait parfois certains morceaux, mais je ne peux pas savoir lesquels... Alors n'hésitez pas à me laisser un petit message lorsque, au cours de votre lecture, vous rencontrez un lien mort dans mes players. Je ferai en sorte de le remplacer. Merci !